Voilà, j'y suis allé.

Je suis allé voir Alice au Pays des Merveilles au ciné hier soir.

Tout d'abord, ne voyant pas en 3D, il a fallut trouver une salle qui ne le diffusait pas en 3D. Oui, bon, petite digression, mais à mon avis nécessaire, le 3D c'est très chouette et ça peut être classe pour des films à grand spectacle (Avatar, en est un bon exemple), mais franchement vous vous imaginez regarder Bagdad Café en 3D? Déjà, ce genre de cinéma à (tout) petit budget dit d'art et d'essai, n'aura jamais la possibilité de se payer la 3D et je ne parle même pas des salles labelisées Art et Essais, lesquels, c'est sûr vont finir par mourir, entre les subventions qu'on leur sucre (la culture n'est pas rentable, enfin, vous devriez le savoir!), et l'adaptation aux nouvelles technologies, indispensable pour faire des entrées. Et puis de toute façon, la 3D c'est bien si on voit en 3D, mais moi ça n'a jamais été le cas, et ça risque pas de l'être payer une dizaine d'euros pour voir un film flou, je m'en passerai. En plus, je suis certaine que je suis pas seule dans ce cas.
Bref, Alice au Pays des Merveilles, je m'y attendais un peu, mais j'ai été déçue.
A mon avis, Tim Burton ne s'est pas renouvelé depuis Big Fish sorti en 2003. Parce que finalement le duo de choc Burton/Depp, on s'en lasse. Alice, donc, reste un bon film graphiquement et esthétiquement parlant, cependant, l'intrigue n'est pas géniale, et réduit le monde fantastique inventé par Caroll à une lutte du bien contre le mal. Johnny Depp nous fait ses mimiques traditionelles (on pourra dire qu'il aura mérité son cachet), Anne Hathaway joue les évaporées, Helena Bohnam Carter joue les névrosées... rien de nouveaux sous le soleil de Wonderland... Ce que je regrette, par rapport à l'oeuvre de Lewis Caroll, c'est le manque de folie des personnages. Parce que dans l'oeuvre original (et même dans le film d'animation de Disney en 1941) ce n'est pas de ses ennemis que Alice doit se méfier, ils sont fous, mais de ses amis ou alliés, parce qu'eux aussi sont fous, ravagés!
Les autres défauts en bref, c'est la bande son : Danny Elfman fait du Danny Elfman, que c'est original, j'ai eu l'impression d'entendre un mix de toutes les bandes sons que Elfman à fait pour des films de Tim Burton. et l'autre défaut majeur, c'est les effets spéciaux, mais ce n'est pas une tare uniquement imputable au film de Tim Burton, mais au cinéma actuel en général. L'exemple dans Alice, c'est les chevaux. On voit intervenir dans le film en tout et pour tout deux chevaux, dont un à droit à une réplique. Caparaçonnés comme ils sont on ne leur voit que la bouche, en plus, et ça n'aurais pas été compliqué (au point ou il en était niveau image de synthèse) d'animer juste la bouche! Et bien non, il a fallu animer le cheval entièrement, résultat, on voit que le cheval est faux.
Bilan : trop d'effet spécial tue l'effet spécial, c'est comme pour tout, il faut de la mesure!


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