25 décembre, Charente, 15H00. En vrac, 2 matelas dans la mégane, des coussins, un ordi, 5 personnes entassées, et c'est parti, direction Bordeaux.
Balade dans des rues lumineuses et quasi-désertes. Très belles ces rues d'ailleurs, et enfin cinéma, parce qu'il fait nuit, froid et vent. Et donc Avatar.
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En français la faute aux 4 autres qui "ne peuvent lire et regarder en même temps".
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Mais quand même 2h40 de grand spectacle de paysages magnifiques et de trucages de haute-volée au service du discours de James Cameron. Avatar c'est "en gros" la conquête de l'Amérique revue et corrigée, une revisitation de Danse avec les Loups en mode 2.0. Des conquérants tous puissants, persuadés qu'ils peuvent tout se permettre face à des sauvages, des "singes bleus". Lesquels tentent de défendre un mode de vie, une façon de penser et des cultes ancestraux avec des armes dérisoires. Mais que peuvent-ils face à l'armée et à l'industrie, a l'absolu capitalisme?
On note des différence quand même avec le film de Costner, Danse avec les Loups, le héros, Jake Sully, contrairement à Dunbar, est plus ou moins contraint de s'imprégner de la culture des indigènes, et la fin diffère complètement, laissant entrevoir un maigre espoir, un homme qui se rapprocherait de la nature, se contentant de ce qu'elle lui offre (et elle offre beaucoup, à condition qu'on le lui rende), laissant tomber le trop plein de technologie qui pollue l'esprit et la terre.

Voilà, un peu d'optimisme dans ce monde de brute, de la magie et du spectacle, ce qui fait un très beau film de noël. Sur 2h40, il y a 30 minutes à jeter, un peu trop longues, mais rien à dire.